Paroisse Saint Yves de La Courneuve (93)
 
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Pèlerinage Paroissial
(du 8 au 11 mai 2008) sur les pas de St Yves (Minihy-Tréguier ; en Bretagne)
avec escales à …
8  Sainte Anne d’Auray
8  Notre Dame de Toute Aide (Querrien)
8  Le Mont Saint-Michel
8  Et Notre Dame de Pontmain

Voici quelques photos illustrant ces belles heures vécues ensemble


Qui d’entre vous ne s’est jamais senti victime d’injustice ?
                        Qui peut dire qu’en voyant certaines inégalités révoltantes, ou
                         plus, en les vivant, n’a pas exigé du fond de son cœur un mini-
                         mum d’égalité des droits ? Pour ceux que la situation dans le
                         monde intéresse, qui se remettent en question pour savoir
                         comment changer les choses, puisez votre source en Saint Yves !

Il était l’avocat par excellence, celui qui n’a jamais cherché la rentabilité des affaires qu’il traitait, mais si noblement et sans jamais se rassasier, avait soif de Justice, en défendant ceux qui n’avaient pas les moyens d’être défendus. Il n’hésitait pas à se priver pour donner. Saurions-nous en faire autant ? Si une injustice nous touche et nous concerne directement, comment vivre la situation sans se rebeller ? Comment ne plus subir mais être acteur en faisant bouger les choses ? Si une situation extérieure nous attriste profondément, que sommes-nous réellement prêts à donner pour aider ?

Jeudi 8 mai 2008. Début du pèlerinage - C’est le départ en car, du parvis de l’église Saint Yves, de 52 pèlerins avec notre curé Père Zbigniew KOWAL, dès 7 heures, pour notre temps paroissial de 4 journées sur les pas de Saint Yves.


Après un temps de repos, puis la présentation de chacun, ce sont, en alternance, prières, chants et calme. Nous nous dirigeons vers Rennes où nous nous arrêtons pour la pause du repas – pique nique, avant de reprendre la route vers Sainte Anne d’Auray que nous visitons. Au XVIIe siècle Sainte Anne, épouse de Saint Joachim, mère de la Vierge Marie, aïeule de Jésus Christ, est apparue plusieurs fois à un pieux laboureur, nommé Jean Nicolazic, qui découvrira ensuite, dans son champ du Bocenno, une antique statue la représentant. A la demande de Sainte Anne : « Dieu veut que je sois honorée ici », Jean Nicolazic construisit tout d’abord une petite chapelle qui sera remplacée, en 1872, par la belle basilique. Aujourd’hui, Sainte Anne d’Auray est un lieu de pèlerinage très fréquenté en Bretagne. Sa Statue est mise en valeur tout au sommet de la Tour et, sur la majestueuse façade, celle de Nicolazic le représente en paysan breton de XVIIIe siècle. Nous nous souvenons que le Pape Jean-Paul II était venu lui-même le 20.09.1996, en ce sanctuaire de Ker-Anna en Bretagne.


Le Cloître du XVIIe siècle est un lieu de méditation et de prière. Des générations de pèlerins ont gravi à genoux l’imposante Saala Santa près de la fontaine des apparitions. Nous avons prié ensemble devant la Statue monumentale de Sainte Anne et Marie lisant ensemble les Saintes écritures et certains, en prière personnelle, à l’oratoire Sainte Anne. Le Mémorial garde le souvenir des 140 000 bretons victimes de la guerre 14/18. Chaque année du 25 au 26 juillet, c’est la fête du Grand Pardon de Sainte Anne. Puis, nous regagnons le car pour dîner et coucher à la maison d’accueil « Ti Mam Doué » à Cléguérec, située dans un grand parc, en pleine campagne, où les Sœurs nous attendaient.

Vendredi 9 Mai 2008. Départ pour MINIHY-TREGUIER en côte d’Armor, ville natale de St Yves ; son  Père était de petite noblesse bretonne, sa Mère, ayant une foi très profonde, lui disait : « Vivez mon Fils de manière à devenir un Saint ».
A la descente du car, la superbe bannière à l’effigie de notre Saint Patron, est déployée, puis portée en tête de la procession, chantant la Vierge Marie jusqu’à l’entrée de l’église du XIVe siècle, où le sacristain Yves nous accueille chaleureusement. C’est un « vrai breton » et il nous raconte la vie de son Saint Patron (Erwan, en breton). Il naquit à Minihy en 1253, après 10 années d’études brillantes de théologie à Paris et de droit à Orléans, son évêque Alain de Bruc, l’ordonne prêtre et le nomme, à l’âge de 27 ans,  « Official » à Rennes, c'est-à-dire juge en matière ecclésiastique. Prêtre à Trédrez, puis recteur à Louannec, Saint Yves devient « Avocat pour l’Amour de Dieu » défendant gratuitement la cause des pauvres : « Jurez-moi,  leur disait-il, que votre cause est juste et je vous défendrai gratis ».


Disciple de St François, il vit pauvre parmi les pauvres, leur cédant son lit, ses habits, sa nourriture, tandis que,  missionnaire infatigable, Erwan prêche partout la Parole de Dieu. Enfin, usé par le labeur et les privations, il s’éteint sur son grabat, le 19 Mai 1303 ; sa dépouille est accompagnée jusqu’à la cathédrale de Tréguier par une foule de bretons enthousiaste, c’est la 1ère procession de St Yves. Sa statue en polychrome, située à droite de l’autel dans la petite église de Minihy est évocatrice : il est en habit de juge avec, à sa gauche, un pauvre, courbé, genoux fléchis et tenant son chapeau de la main droite et, à sa droite, un riche fier, paraissant sûr de lui, coiffé de son chapeau et ayant à la main le rouleau de ses accusations.


Avant la messe votive de St Yves, Père Zbigniew propose au sacristain, de chanter pour nous en Breton, après la communion, ce qu’il fera de grand cœur et avec émotion. Ensuite, celui-ci dépose, sur l’autel avant la messe, une statuette en bois qu’il a lui-même sculptée, elle représente Erwan, soupesant en ses bras, un petit Enfant qui s’était noyé et qu’il avait ramené à la vie.


Voici quelques paroles de la liturgie de ce jour mises spécialement en application par St Yves :
· de la lecture de Sirac le Sage 4,1-11 « ne détourne pas du pauvre ton visage, ne sois pas timide quand tu rends la justice, sois comme un père pour les orphelins »…
· Comme refrain du Psaume : « Ubi caritas et amor, ubi caritas Deus ibi est »
· de l’Evangile de Lc 12, 32-34 : « Vendez ce que vous avez et donnez le en aumône ».


Après les litanies de St Yves, ensemble nous chantons : « St Yves, notre frère, toi que nous implorons, reçois notre prière et bénis les Enfants (les Bretons) ». A la sortie de l’église, après la photo de groupe, notre procession, fortifiée et joyeuse, regagne le car pour pique-niquer, compte tenu du temps incertain, à Tréguier sous un cloître malheureusement abandonné.


L’après midi, visite de la Cathédrale « Tréguier » (qui signifie : Monastère des 3 rivières). De la partie romane du XIIe siècle, il ne reste comme vestige que la tour, dite « Hasting ». En 1339, l’évêque entreprit la construction gothique et la nef fut achevée en 1380 ; la tour Sanctus (dont la cloche sonnait au moment du sanctus) est de la fin du XIVe siècle et une partie de la flèche est du XVIIIe siècle. Notre guide nous conduit sur la tombe de St Yves dont la reconstruction est grandiose « alors qu’il eût aimé dormir dans un bas côté de la cathédrale, à même le dallage, selon son extrême simplicité ». Nous nous dirigeons ensuite pour nous recueillir devant « le trésor de la cathédrale » protégeant « le CHEF » de St Yves, ainsi qu’un feuillet de son bréviaire et un manuscrit du XVe siècle, copie de celui remis au Pape avant la canonisation de St Yves.


Ont également retenu notre attention :
· Les 46 stalles du chœur réalisées par 2 menuisiers trécorrois.
· Les vitraux en l’honneur de Marie et Joseph, leur mariage, la mort de Joseph.
· Le très bel autel de la cathédrale, à la chapelle de la vierge, mettant en évidence Marie élevée dans la gloire du ciel, il date du XVIIe siècle.


· Une statue de St Yves du XVIe siècle, non pas l’official dans sa robe d’apparat, mais le prêtre simple et bon qui s’adresse à ses frères.
· La grande verrière du porche sud (de 1970) représentant la vigne mystique, symbole de l’église.


Puis, nous avons la chance de pénétrer dans le très beau cloître gothique jouxtant la cathédrale ; il a la forme d’un quadrilatère régulier ; les 48 arcades qui le composent offrent un très bel exemple du style gothique flamboyant. Actuellement, au centre un calvaire remplace une statue de St yves. Au XIXe siècle, des gisants, chevaliers et nobles dames du XVe siècle, qui se trouvaient dans la cathédrale, y furent déposés.


Après cette journée, bien remplie, nous retournons en car à la maison d’accueil : « Ti Mamm Doué », ce qui signifie « la maison de Dieu », à Beau regard, prés de Cléguérec où après un bon dîner préparé par les sœurs, nous profitons au maximum du cadre splendide, dans cet immense parc, très bien entretenu, embaumé d’arbustes en pleine floraison : rhododendrons, aubépine, azalées et avec des palmiers géants en fleurs, un vrai « petit paradis ». Dans une paix profonde et bercés par le chant des oiseaux, à la tombée de la nuit, nous allons nous coucher en rendant grâce au Seigneur pour tant de merveilles.

Samedi 10 mai 2008.  En ce beau mois de mai, consacré à la prière mariale, nous faisons étape à la Prénessaye, au hameau de Querrien, dans le diocèse de Saint-Brieu, Tréguier. Accueillis par une religieuse à la descente du car, elle conduit notre procession jusqu’à l’entrée d’un champ, où devant une croix, nous écoutons le récit de l’apparition de Marie. C’est là que la Sainte Vierge se montra à Jeanne  Courtel, 11 ans, sourde et muette, le 15 août 1652 ; alors que la fillette gardait le troupeau de moutons de sa Famille, la Belle Dame lui demande : « Voudrais-tu me donner un mouton ? » La petite Lui répond : « Ils ne sont pas à moi, il faut que j’aille demander à mes Parents ; mais Jeanne ne perd  pas ses idées et ajoute alors : « Mais,  pendant ce temps, qui gardera le troupeau ? » La Belle Dame lui répond : « Moi, je les garderai ». Ses parents la voyant arriver et leur poser la question - elle qui était sourde et muette - s’émerveillent et comprennent. Leur réponse fut : « Tu Lui diras : « Pas un, mais tous les moutons ».


Puis, nous cheminons, en chantant Marie, vers la petite chapelle au flanc de la colline, champs et pâturages à perte de vue ; en ce printemps bucolique,  avec de magnifiques rhododendrons en pleines fleurs, quel havre de calme ! Ce lieu de l’apparition de Marie a été sanctifié par Saint-Gal, qui de son bâton planté en terre, a fait jaillir une source limpide en cet endroit. Il a été authentifié par Monseigneur Denis de la Barde et Marie y est honorée, depuis lors, sous le vocable de Notre Dame de Toute-Aide. La Sainte Vierge nous invite au recueillement et à la prière. Marie, notre Maman du Ciel, nous aide à prier Son Fils Jésus, Sauveur, à chanter les Louanges à Notre Père, par le Psaume de la création : « Mon Dieu, tu es grand, tu es beau, Dieu vivant, Dieu très haut. Tu es le Dieu d’Amour… ». Nous demandons, ici, à Notre Dame de Tout Aide de nous guérir, de fortifier notre foi, puis nous remontons tranquillement en chantant en procession jusqu’au Sanctuaire de Notre Dame de Toute Aide, où père Zbigniew célèbre l’eucharistie, assisté de notre plus jeune pèlerin, William, petit servant d’autel, âgé seulement de 4 ans ½, mais très appliqué à sa tâche, après de « Père » (comme il dit de sa voix d’enfant). Deux superbes vitraux retracent l’histoire de ce lieu ; l’un commémore, le 15 août 1652, quant Marie apparaît à la petite Jeanne Courtel dans le Champ des Fontenelles ; tandis que l’autre représente Saint Gal faisant jaillir la source avec un bâton de sa main droite, et tenant de l’autre, une petite statue de Marie avec l’Enfant Jésus sur son bras. A notre sortie sur la place du village, un espace bien aménagé favorise un agréable pique nique, et un temps de pause avant de petites  « emplettes » dans la boutique - librairie toute proche.


Nous repartons ensuite, avec le plein d’énergie, vers le Mont Saint Michel, aux confins de la Bretagne et de la Normandie. A l’arrivée, nous sommes émerveillés par l’Abbaye, construite au sommet du Mont de forme pyramidale, ce rocher granitique ayant 900 mètres de périmètre. Le bâtiment de la Merveille est le témoin de la maîtrise architecturale des bâtisseurs du XIIIe siècle. Lors de la construction de ce chef d’œuvre, deux grands impératifs ont prévalu :
D’une part, les exigences de la vie monastique de Saint Benoît, à laquelle se conformaient les moines du Mont : la prière et le travail, et d’autre part, les contraintes topographiques. Le culte de Saint Michel, est le chef de la milice céleste.


Dans le livre de l’Apocalypse, il « Combat et vainc un dragon », symbole du démon. Au Moyen Age, vivant dans la crainte de l’au-delà, Saint Michel conduit les morts et pèse les âmes au jour du jugement dernier. Sa statue surplombe le clocher et protège ainsi ce lieu ; elle a été réalisée en 1897 par le sculpteur Emmanuel Frémiet. Le sommet de la flèche de l’église abbatiale est de 150 mètres au-dessus du niveau de la mer. Notre groupe accède au pont-levis puis monte jusqu’à l’église de Saint Michel où nous prions ensemble. Peu après, nous sommes accueillis par un religieux polonais de la Fraternité Monastique de Jérusalem occupant les locaux, habités antérieurement, par les Bénédictins. Il nous explique leur vocation de prière en ce lieu « où chacun des visiteurs est comme un pèlerin qui s’ignore » et leur présence d’adoration du Seigneur, alternée avec celle des religieuses, devant le St Sacrement exposé dans l’abbatiale.


Ensuite, notre groupe se divise : tandis que les uns resteront dans la partie basse du village et « flâneront »  dans les boutiques, les autres monteront visiter l’Abbaye elle-même. C'est-à-dire : la Terrasse de l’ouest - l’église abbatiale, avec recueillement devant le tabernacle - le cloître, lieu de prière et de méditation construit au début du XIIIe siècle, - puis accès au réfectoire (où les moines prenaient leur repas en silence pendant que l’un d’eux, depuis la chaire, faisait une lecture) - la cuisine - la Salle des Hôtes - la crypte Saint Martin, d’où on accède, par un petit passage, à l’énorme roue qui, en 1820 permettait de faire monter la nourriture des détenus enfermés dans l’abbaye transformée en prison - etc. Puis, vient l’heure où nous devons redescendre rapidement au parking devant le Mont pour continuer notre pèlerinage jusqu’à Pontmain en Mayenne, au centre pastoral du Sanctuaire face à la Basilique où nous sommes attendus pour le soir et la nuit. Le dîner terminé, promenade, recueillement à la chapelle mariale, après cette si belle journée, avant une bonne nuit.

Dimanche de Pentecôte. Dès le lendemain matin après le petit déjeuner, nous nous dirigeons vers la Grange des Apparitions, où un diaporama nous retrace le contexte de l’époque. Marie est apparue par une nuit étoilée, à quelques jeunes enfants (dont 2 sont devenus prêtres), entourés des « villageois », au dessus d’une grange du village. C’est alors que suivant les prières traditionnelles, dites ou chantées par la communauté présente, une banderole blanche apparaît au Magnificat, puis la 1ère ligne du message finit de s’inscrire aux litanies de la Vierge : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps », et enfin au Salve Regina : « mon Fils se laisse toucher ». Donc, Marie demande de prier Dieu plein de tendresse et son Fils - Dieu fait homme - qui est notre Fère, car Il se laisse toucher par nos prières, nos soucis, nos misères et avec le Père, Il peut nous exaucer en peu de temps.  Marie demande donc de continuer à prier, sans se lasser ; en effet, 2 jours avant l’apparition, les paroissiens avaient dit à Monsieur le Curé Père Guérin, qui avait une très grande dévotion à Marie, : « A quoi bon prier, Dieu ne nous entend pas ». La Sainte Vierge sollicite donc la persévérance de la prière confiante des villageois afin qu’ils obtiennent la fin de la guerre et le retour de leurs enfants car toutes les familles sont touchées. Et finalement, TOUS reviendront sains et saufs.

Un pèlerinage à Pontmain, c’est un chemin d’espérance à l’école de Marie ; 3 signes nous sont donnés :
1) La lumière. Dans la nuit au-dessus d’une grange au toit de chaume, toute proche de l’église paroissiale, des enfants ont pu voir «  une belle Grande Dame » souriante avec une robe bleue toute couverte d’étoiles. Ils déchiffrent alors ses quelques mots pleins de lumière - Dans nos épreuves, Marie nous invite à tourner nos regards vers Celui qui est la Lumière de la Vie, Son Enfant, le Fils de Dieu. Il est Dieu avec nous, parmi nous, et, chaque jour, Il nous donne son Amour.


2) Le Regard des enfants - la mère des jeunes Eugène et Joseph, cherche une vérification en faisant appel à Sœur Vitaline qui dira : « Je ne vois absolument rien », celle-ci demande alors à 3 jeunes Pensionnaires de venir et les petites peuvent également voir et s’extasier. C’est par l’intermédiaire des Enfants, « confiants et vrais », « Le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent », que la Vierge Marie demande à tous de continuer à prier sans se lasser

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3) La Croix. La Belle Dame tient en ses mains devant Elle, la croix, dont le Crucifix est rouge, surmonté d’un écriteau blanc, avec ces mots : « Jésus Christ ». A ce moment, le visage de Marie tombe en tristesse et ainsi en est-il pour toute l’assemblée présente. Dans le diaporama, nous avons entendu que les habitants de Pontmain, désespérés, avait fini par croire « le ciel sourd à leurs supplications », mais, suite à la demande de leur curé de ne pas arrêter leurs prières à la Vierge, Marie elle-même est apparue le 17 janvier 1871, en ce jour d’hiver froid, alors que le sol du village est couvert de neige, au pire moment de la guerre et du désespoir. C’est alors que par cette belle nuit étoilée, le crucifix disparaît de devant Elle et les enfants s’exclament : « Voilà qu’elle sourit » et de ce fait, l’espérance regagna les villageois. Ensuite, nous ressortons de la Grange et le groupe dispose d’un petit temps libre, soit pour prier, soit pour des achats personnels, avant de nous retrouver pour la Messe de Pentecôte, autour de notre bannière devant le porche d’entrée de la basilique.  Au fur et à mesure que la procession s’avance dans l’allée principale, nous sommes tous émerveillés par la splendeur des vitraux retraçant les apparitions mariales, les litanies de la Vierge dans la nef et le chœur. Ainsi, la lumière du soleil s’infiltrant, nous avons devant nos yeux une vraie catéchèse à contempler.


Etant placés derrière l’autel avec la fanfare municipale du village, nous pouvons contempler, juste en face de nous, au dessus du porche de l’entrée principale la magnifique rosace aux tons bleutés. Marie, icône de beauté, tu resplendis là en ce lieu Saint, où, en ce Jour de prière à l’Esprit Saint Consolateur, Tu nous envoies pour qu’à notre retour, auprès des nôtres, nous soyons missionnaires de la Paix et de la Joie de la Foi, partagées en ce merveilleux pèlerinage. Par la musique de la fanfare contournant la ville, nous partons nous recueillir dans l’église paroissiale, avant le déjeuner au centre pastoral ; puis, vient l’heure de prendre la route du départ pour La Courneuve.


Marie, Mère de l’Espérance, garde-nous toujours fidèles dans la Confiance et l’Amour de Dieu, spécialement, notre Curé Père Zbigniew, Richemène et Maria, organisateurs de ce pèlerinage paroissial inoubliable.


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