Dieu nous unit le 21 Juin 2008 en l’Eglise Saint Yves de La Courneuve
Prière des époux (Sandra et Benoît)
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Seigneur, nous te confions notre amour pour qu'il ne meure jamais. Fait que sa source soit en toi pour que chacun de nous cherche à aimer plus qu'à être aimé, à donner plus qu'à recevoir. Que les jours de joie ne nous enlisent pas dans l'indifférence du reste du monde. Que les jours de peine ne nous désemparent pas mais cimentent notre amour.
Seigneur, Toi qui est la Vie, donne-nous de ne pas refuser la vie qui naîtra de notre amour. Toi qui es la Vérité, Donne-nous de ne jamais nous la refuser mais de rester transparents l'un à l'autre. Toi qui est le Chemin, donne-nous de ne jamais alourdir notre marche mais d'avancer la main dans la main.
Seigneur, Toi qui nous as donné Marie, qui fut toujours fidèle, forte et tendre: qu'elle soit gardienne de la famille que nous fondons aujourd'hui. Que sa fidélité, sa force et sa tendresse nous gardent fidèles, forts et tendres à jamais. Amen.

Dieu nous unit le 24 mars 2007
Prière d’Alexandra et de Damien
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Seigneur Dieu,
Tu nous as conduit jusqu’à ce jour de bonheur,
Nous te disons notre reconnaissance.
Tu nous as confiés l’un à l’autre,
nous te confions notre amour.
Maintenant, ensemble, nous te demandons :
de fortifier notre amour,
de protéger notre foyer pour qu’il ne soit que chaleur
et réconfort à ce qui se présenteront.
Donne-nous la joie d’accueillir des enfants,
guide-nous dans notre amour.
Seigneur Dieu dont la tendresse est infinie,
Reçois-nous un jour en ton Royaume
où nous pourrons te louer dans le Bonheur et la Paix.
Amen.
Ketly et Israël vous remercient sincèrement pour toutes les marques de sympathie témoignées à l'occasion de leur mariage du 26 novembre 2006 à St Yves.
Sans vous cette journée n’aurez pas eu la même saveur. Merci du fond du cœur.
Grâce à vous nous garderons un merveilleux souvenir de cette journée. Merci !
Votre présence à notre mariage nous a fait chaud au cœur.
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Mariage de Céline & Hervé le 21 octobre.
Apres avoir fait la préparation avec le prêtre Zbigniew Kowal, où nous nous retrouvions pour discuter, réfléchir, et renforcer le bien qui nous uni.
Le grand jour de notre mariage a eu lieu le 21 octobre 2006.

Nous voici en train d'échanger nos consentements avec le père Zbigniew Kowal sous le regard de Dieu.

Là, nous lisons la prière que nous avons écrit tous les deux en y mettant notre coeur et un morceau de notre vie.

Ca y est, nous sommes mariés. Nous sortons main dans la main, prêt à affronter les épreuves et l'avenir ensemble en temps que mari et femme sous la bénédiction du Seigneur.

Une photo avec le père Zbigniew Kowal pour le remercier.

Cynthia et Sébastien

Ethayasawundary et Ramentharan

Kannagi et Christophe

Stéphanie et David

Rodeline et Francis

Joseph et Louise

Audrey et Praba
LE COUPLE ET LE MARIAGE
LA PREPARATION DU MARIAGE |
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Quelles démarches devons-nous faire pour commencer la préparation du mariage à l’église ?
Prenez d’abord contact avec le secrétariat ou le bureau d'accueil de la paroisse de votre domicile, au moins trois mois avant la date du mariage. Il est même souhaitable de prendre contact dès le moment où l’on veut fixer la date de la réception pour s’assurer que le mariage à l’église est possible ce jour là. Le secrétariat vous indiquera les démarches à faire. Notons qu'il y a d'autres jours que le samedi pour une célébration de mariage, par exemple le vendredi après-midi.
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Puis-je faire la cérémonie de mon mariage ailleurs que dans ma paroisse ?
Normalement, le mariage a lieu dans la paroisse de la fiancée ou du fiancé, mais, après une réflexion sur les raisons d’un changement de lieu, et avec l’autorisation du curé, il peut être célébré ailleurs. Cette autorisation est généralement accordée. Les fiancés entrent alors en contact avec la paroisse où ils désirent célébrer le mariage pour voir si cela est possible. Le curé du lieu n'est pas tenu de célébrer ce mariage; il n'est tenu de procéder qu'aux mariages de ses paroissiens. De plus, il est très rare qu'un prêtre fasse un mariage en dehors de sa paroisse, sauf si c'est un prêtre ami ou parent. Il doit recevoir la "délégation" du curé du lieu (qui ne la refuse jamais).
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Quels sont les papiers officiels nécessaires pour le mariage religieux ?
Pour constituer le dossier de mariage, on a besoin :
- des extraits d’actes de naissance (pour mariage avec mention marginale), délivrés par la mairie du lieu de naissance. Il faut un acte de moins de 3 mois avant la date du mariage. Les Français nés à l'étranger doivent demander une copie d'acte de naissance au Ministère des Affaires Étrangères - Service central de l'État Civil - 44941 NANTES CEDEX 09 - ou au Dépôt des papiers publics des DOM-TOM - 27 rue Oudinot - 75007 PARIS - si vous êtes nés dans un DOM TOM.
- des certificats de baptême datant de moins de 3 mois avant la date du mariage (rechercher la paroisse ou la chapelle dans laquelle a eu lieu votre baptême et la date du baptême). Si pour une raison ou pour une autre, on ne trouve pas le certificat de baptême dans la paroisse ou la chapelle ou il a eu lieu, on peut s'adresser à l'évêché qui a un double des registres. C'est habituellement la paroisse qui s'occupe de rechercher les certificats de baptême.
Dans certains cas, il faut s'adresser à l'Aumônerie Catholique des Armées, 20 bis rue Notre Dame des Champs, Paris 75006 (01 53 63 06 29).
- du certificat de mariage civil
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Comment se passe la préparation religieuse au mariage
Selon les paroisses, les façons de faire peuvent différer. Cette préparation comporte plusieurs démarches :
- participation à deux ou trois réunions d’un Centre de préparation au mariage (CPM) où l’on rencontre d’autres fiancés et des couples mariés animateurs. On échange sur les engagements du mariage chrétien et sur les questions qui peuvent se poser aux futurs conjoints. On accueille aussi le témoignage de couples déjà mariés depuis un certain temps.
- rencontre avec un prêtre ou un diacre pour échanger avec lui sur le sens du mariage chrétien et pour constituer le dossier administratif. A la suite de cet échange, les fiancés rédigent un projet de vie qui intègre les engagements du mariage chrétien. Le prêtre leur fournit souvent un modèle dont ils peuvent s'inspirer. Ce projet de vie est appelé "déclaration d'intention".
- préparation de la cérémonie avec le prêtre ou le diacre qui célébrera le mariage : choix des textes de la Bible et des chants, composition d'intentions de prière qui seront lues au cours de la cérémonie et qu'on appelle la "prière universelle", (il existe aussi des modèles dont on peut s'inspirer), décoration de l'église, etc.
- il est souhaitable que les fiancés qui n'ont pas été catéchisés reçoivent une brève présentation de la foi chrétienne. Celle-ci peut se faire de manières diverses : certains diocèses comme celui de Nanterre ont rédigé des fiches à ce sujet.
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Existe-t-il des réunions de préparation au mariage pour les veufs ou les gens du troisième âge ?
Il est certain que ces derniers connaissent des problèmes spécifiques très différents de ceux des jeunes couples. Il serait utile qu'ils puissent aborder entre eux ces problèmes. Vous pouvez demander au CPM s'il existe des réunions de ce genre.
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Que découvre-t-on au cours de la préparation religieuse au mariage?
Elle peut apporter beaucoup et les fiancés prennent habituellement très au sérieux cette préparation. Les échanges avec d’autres couples permettent de réfléchir à des questions auxquelles on n’avait pas pensé et d’enrichir l’échange dans le couple. La réflexion sur le mariage chrétien permet de prendre conscience de ce à quoi on s’engage. La lecture des textes bibliques invite à une démarche de foi à partir de la parole de Dieu. La préparation au mariage peut être l'occasion de raviver ses connaissances religieuses qui souvent sont bien lointaines et remontent à l'enfance.
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Y a-t-il des frais à régler pour un mariage à l’église ?
La préparation et la célébration de votre mariage occasionnent des frais pour la paroisse : ceux de la cérémonie elle-même, les dépenses du secrétariat, l’entretien de l’église (frais d’éclairage, de chauffage), salaire et charges sociales s’il y a un organiste et un chantre. Il est normal, si vous en avez les moyens, de régler à la paroisse l’ensemble de ces frais. Se renseigner auprès de la paroisse qui indique un montant ou une fourchette.
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Que peut on faire pour approfondir sa préparation au mariage ?
Certains fiancés pensent que la préparation au mariage dans le cadre de la paroisse n'est pas suffisante pour une démarche aussi importante que le mariage. Ils décident de faire une retraite spirituelle ou de participer à un week-end de réflexion. Pour cela il y a différentes possibilités.
LE SENS CHRETIEN DU MARIAGE |
1. Nous vivons déjà ensemble, que peut nous apporter le mariage ?
Quoiqu'ils soient peu nombreux, il existe des couples qui ont l'intention de se marier, mais qui n'ont pas commencé la vie commune avant le mariage. Cependant beaucoup de couples ne se marient pas pour différentes raisons : parce qu’ils ne s'en sentent pas la possibilité ou qu'ils ont peur de s’engager pour la vie, parce qu’ils ne voient pas l’utilité d’une cérémonie de mariage ou bien pour des raisons pratiques, par exemple parce qu’ils n’ont pas assez d’argent pour organiser une fête.
Néanmoins, ils se posent le plus souvent la question du mariage. Le mariage fortifie le lien d'amour existant par un engagement devant les autres et il témoigne de l'intention de surmonter les difficultés qui se présenteront. Il exprime la volonté de fonder une famille couronnement du couple et le désir de construire quelque chose à deux. Il est souvent l’occasion, pour les époux, d’un renouvellement personnel et d'un enrichissement de leur relation avec l'entourage. Même pour des couples qui vivent ensemble depuis longtemps, le mariage apporte beaucoup.
2. Pourquoi se marier à l’église ?
Beaucoup de couples qui ne sont pas des chrétiens pratiquants se marient cependant religieusement pour donner une valeur sacrée à l’amour mutuel, et pour recevoir de Dieu, qui est amour, une force et une grâce pour s’aimer et pour s’aider dans le bonheur et dans l’épreuve. Le mariage religieux exprime que l'amour n'est pas seulement l'œuvre du couple, mais que c'est un cadeau qu'il reçoit.
La célébration est l'occasion de prendre conscience de la dimension spirituelle du mariage : "A mon mariage, j'ai vécu quelque chose qui m'a dépassé" dit un jeune marié. On ne passe pas à l’église seulement pour faire plaisir à sa famille ou pour avoir une belle cérémonie, même si on a parfois du mal à expliquer pourquoi. En 1999, la moitié des mariages en France a été célébrée à l'Église catholique.
3. Quelle est la signification chrétienne du mariage ?
Le mariage sacramentel a pour le chrétien une signification symbolique. Le mariage est le symbole de l'amour et de l'alliance du Christ et de l'Église. Le mari symbolise le Christ et l'épouse symbolise l'Église. L'union des époux est l'expression de l'union et de l'amour du Christ et de l'Église. (Ephèse 5,23-32).
L'union des époux en est aussi le fruit. Le sacrement de mariage ne s'arrête pas à la célébration, mais il se prolonge dans tout ce qui fait l'union du couple. C'est à travers le don réciproque que la grâce du Christ est donnée aux époux. Le bienfait du sacrement est reçu tout au long de leur vie.
4. Comment le mariage est il un sacrement ?
De même que l'eau pour le baptême ou l'huile pour la confirmation sont les signes visibles (les symboles) de l'action et de la grâce de Dieu, de même l'union des époux est le signe visible de l'action de Dieu qui réalise un lien sacré entre les époux et leur donne sa grâce pour vivre leur union conjugale.
Ce n'est qu'au XIIIème siècle que le sacrement du mariage a été inscrit dans la liste des sept sacrements, mais dès St Paul (Eph 5/23-32) le mariage a été considéré comme le signe visible (le symbole) d'une réalité spirituelle de l'union du Christ et de l'Église.
5. En quoi consiste l'engagement du mariage chrétien ?
Le mariage est un engagement pris devant Dieu. Ses caractéristiques sont: la liberté, la fidélité, l’indissolubilité et la fécondité. Chacun des fiancés doit être pleinement libre au moment de son engagement. Ils promettent fidélité à leur conjoint, et cette promesse est source de confiance réciproque. Ils s’engagent pour toute leur vie, car le mariage crée un lien sacré entre les époux. Ils acceptent d’être ouverts à la vie et d’accueillir avec amour les enfants qu’ils mettront au monde.
POURQUOI SE MARIER
A L’EGLISE ? |
Quelques témoignages de couples, la parole d'un évêque, l'avis d'un historien complété par celui d'un philosophe... pour répondre à une question pas si évidente que cela. Etre soutenus dans votre engagement, faire plaisir à votre famille... vos motivations pour vous marier à l'Eglise sont variables. Mais, pour vous tous, la préparation constitue une confirmation de vos choix et vous permet de découvrir un visage vivant et accueillant de l'Eglise. Voici notre enquête...
Pourquoi donc Denis et Nathalie (Essonne), qui vivaient ensemble depuis deux ans, ont-ils donc décidé, à 28 et 22 ans, de se marier ? " Nous avions vérifié l'amour et la solidité de notre couple, répondent-ils, alors nous pouvions prendre cet engagement de responsabilité et de maturité essentiel à la construction d'un foyer. "
Pierre et Anne (Paris), 24 ans, sont de ceux, rares, qui, sans cohabiter, ont éprouvé le besoin de se donner cette " immense preuve d'amour qu'est l'engagement pour la vie " et de " construire tout de suite ensemble sur des bases solides ». Valentine et Vincent (Rennes), 23 et 24 ans, se sont aussi lancés dans l'aventure sans cohabitation préalable, " pour se dire oui au quotidien et avoir des témoins qui nous portent dans notre engagement ".
1. Un rituel social ?
Par contre Brigitte et Eric (Strasbourg), 35 et 39 ans, ont eu dix ans de vie commune avant que n'émerge un projet commun, concrétisé par la naissance d'un enfant. " Le mariage, dit Eric, est un rituel social, un repère et une invitation au partage." On vient souvent voir monsieur le curé en dernier ressort, quand tout a déjà été prévu. Parfois, uniquement pour faire plaisir aux parents ou à celui des deux qui est croyant.
Même si les futurs époux ont été baptisés et ont accompli leurs communions, nombreux sont ceux qui n'ont pas mis les pieds à l'église depuis des lustres et ont tout oublié. Les responsables du CPM (Centre de préparation au mariage) de l'Essonne n'ont compté qu'un seul pratiquant et dix dispenses (nécessaires lorsque l'un des conjoints n'est pas baptisé) sur les quatre-vingts couples reçus dans l'année. Brigitte et Eric l'avouent : leur mariage à l'Eglise n'avait pour eux aucun sens.
Pourtant, si l'on en croit les prêtres et les couples qui préparent les jeunes au mariage, même si ceux-ci n'ont pas les mots pour l'exprimer, la majorité d'entre eux ressent la valeur du mariage religieux. Ils expliquent : " Si on ne passait pas à l'église, on n'aurait pas l'impression d'être mariés. " Ou encore : " La mairie c'est un contrat que l'on peut rompre, l'église c'est un engagement plus solennel. " La solennité de l'église fait écho, quelque part, au besoin de transcendance et de sacré tapi en tout homme. Ils ont le sentiment que Dieu protégera leur amour.
2. "L'engagement est plus fort"
Plusieurs couples expriment bien cette attente : " Le mariage à l'Eglise est sacré et la notion d'amour éternel est renforcée ", considèrent Denis et Nathalie. " Devant Dieu, l'engagement est plus fort, et nous ne pouvons plus le remettre en cause. Nous avons besoin de Dieu pour tenir un tel pari. Nous nous aimons aujourd'hui, mais demain ? Nous comptons sur Dieu pour nous aider ", expliquent avec conviction Pierre et Anne.
Un couple qui anime la préparation au mariage dans les Hauts-de-Seine a vu arriver un jour " un coiffeur de 29 ans au look pas possible ", déclarant tout de go : " Je veux que ma copine et ma fille portent mon nom et qu'on soit reconnus et pris au sérieux. Et cela, il n'y a que l'Eglise qui puisse le faire. "
Pour Hubert et Solène (La Rochelle), 31 et 24 ans, la foi est plus assurée, et il y a une évidence : " Puisque le Seigneur est l'auteur de notre bonheur, il doit en être le témoin privilégié. " Mais rares sont ceux qui, comme Valentine et Vincent, voient dans le mariage à l'Eglise une appartenance " à une communauté vivante qui partage des valeurs communes ".
3. Une préparation bienvenue
L'annonce d'une préparation à suivre avant le mariage religieux n'est pas toujours bien accueillie et provoque de multiples remarques : " On sait tout ", " On n'a pas le temps ", " C'est obligatoire ?".
Cependant, le bilan est rarement négatif. Les couples découvrent pendant la préparation un autre visage de l'Eglise, qui, loin de les juger, les accueille tels qu'ils sont, les écoute avec respect, et leur donne l'occasion d'exprimer des choses essentielles que parfois ils ne s'étaient jamais dites.
Ils apprécient également, quand la préparation se fait en groupe, le témoignage des autres. Dans le meilleur des cas, ils découvrent que l'Eglise ce ne sont pas que " les curés " mais tout un peuple, vivant.
Au départ, témoignent Catherine et Christophe (Essonne), 25 et 29 ans: nous avions décidé de nous marier à l'Eglise pour faire plaisir à nos familles. En réalité, la préparation et la cérémonie nous ont permis de prendre conscience de l'engagement que nous prenions et de donner un sens important à notre union. " Mgr Thomazeau (l’ancien évêque de Beauvais) qui, tout évêque qu'il est, n'a cessé depuis trente ans, de préparer des jeunes au mariage, confirme : " Cette période est favorable à la réflexion, et je suis heureux si je peux les aider à grandir dans leur amour. "
L 'UNION HOMOSEXUELLE ET
LE PACS |
1. Peut-on demander à l'Église de bénir une union homosexuelle ?
Certains homosexuels chrétiens qui sont engagés dans une relation stable, ne comprennent pas que l'Eglise refuse de bénir leur union. C'est pour plusieurs raisons qu’il n'existe pas d'union sacramentelle, ni de prière de bénédiction entre deux personnes du même sexe. Il manque à l'union homosexuelle un élément essentiel du mariage: la fécondité. L'union homosexuelle ne correspond donc pas à l'institution divine du mariage. D'autre part, c'est l'homme et la femme, dans leur complémentarité, qui sont pleinement l'image de Dieu et de l'alliance du Christ et de l'Église.
2. Que pense l'Église du Pacte civil de solidarité (PACS) ?
Le PACS est un cadre juridique pour les couples qui ne peuvent ou ne veulent pas se marier. L'Église n'est pas indifférente à ce qui facilite d'une manière juste l'existence de personnes engagées dans des situations singulières et parfois difficiles. Mais elle considère que le PACS est une institution inutile car le droit offre suffisamment de possibilités pour régler les problèmes sociaux et économiques des personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas se marier.
Elle considère aussi que c'est une institution dangereuse, car elle confère la plupart des droits inhérents au mariage sans les obligations correspondantes et ainsi elle affaiblit l'image sociale du mariage et de la famille. Or le mariage est une institution qui assure la stabilité aux époux et les conditions nécessaires à l'éducation des enfants.
DES MARIAGES AVEC DISPENSE |
1. Vous voulez vous marier à l'Eglise mais votre futur(e) est protestant(e), athée, divorcé(e), musulman(e) ou a déjà été marié(e). Que faire ?
Le sacrement de mariage est normalement donné à deux catholiques baptisés, qui n'ont jamais été mariés religieusement et qui n'ont pas de liens de parenté proche. Dans tous les autres cas, il faut une dispense canonique, sans laquelle le mariage est illicite. C'est le curé de la paroisse qui s'en chargera.
2. Mariage entre catholique et chrétien non catholique (mariage mixte)
Protestant, anglican ou orthodoxe, le futur époux non catholique est aussi un baptisé. La célébration peut se dérouler avec des représentants des deux confessions, soit à l'église, soit au temple. On peut aussi choisir deux célébrations dans les deux confessions, mais ce n'est pas recommandé. On demandera aux époux de s'engager à instruire leurs enfants de la foi chrétienne dans l'une ou l'autre confession.
3. Mariage entre catholique et non-baptisé (disparité de culte)
Le cas est de plus en plus fréquent. Le non-baptisé peut être soit athée, soit croyant d'une autre religion. L'Eglise n'impose pas le baptême mais demande au non-baptisé d'être en accord avec les quatre " piliers " du mariage chrétien. Le mariage pourra être célébré dans une église ou dans un autre lieu, si cela convient mieux, nécessairement avec l'accord du curé.
4. Mariage avec un divorcé
Si le divorcé n'a pas été marié dans l'Eglise catholique, il n'y a pas d'empêchement au sacrement, moyennant discernement et délivrance d'un nihil obstat de l'évêché. Si le divorcé a été marié à l'Eglise catholique, il n'y a pas de sacrement possible, sauf si une déclaration de nullité est obtenue. Cela suppose une procédure spéciale. Dans chaque diocèse, un prêtre est chargé de la mettre en place. Les époux empêchés de se marier ne sont pas pour autant exclus de la prière de l'Eglise.
Il est bon, s'ils sont croyants et s'ils le désirent, que soit organisée une célébration de prière. Elle se fait en principe hors d'une église et sans bénédiction des alliances pour qu'il n'y ait pas confusion avec le sacrement. L'Eglise n'est pas insensible à la souffrance des divorcés remariés d'être exclus des sacrements. De nombreux évêques ont publié des lettres ou des documents leur signifiant qu'ils ne sont pas pour autant exclus de la communauté ecclésiale, qu'ils peuvent communier à la parole et qu'ils peuvent prendre des engagements.
5. Baptême des enfants le jour du mariage
C'est une demande de plus en plus fréquente : le couple avec enfants qui demande le mariage religieux, trouve logique de demander en même temps le baptême du ou des enfants. Certains prêtres accèdent à cette demande. Cependant, dans la mesure du possible, il est préférable de séparer les deux cérémonies, pour laisser à chaque sacrement toute sa valeur. Si le baptême doit se faire, il vaut mieux que ce soit après le mariage, ou le lendemain, avec la communauté chrétienne dominicale.
LE DIVORCE ET LES DIVORCES REMARIES |
1. "Notre couple est au bord de la rupture" Comment se présente la séparation d’un point de vue chrétien ?
Sur le simple plan humain, la séparation d’un couple véritablement constitué, surtout lorsqu’il y a des enfants, est un échec et presque toujours une souffrance qui mérite attention, respect et soutien. La séparation n’est pas un acte que l’on pourrait juger à priori (« c’est mal »), mais une difficulté à laquelle dans le couple l’homme et la femme sont confrontés, chacun par rapport à sa vocation de personne libre et responsable. L’alliance formée par l’homme et la femme dans un couple est considérée par les croyants comme un don de Dieu et une promesse de bonheur : chacun est invité à faire tout son possible pour honorer ce don et cette promesse.
Pourtant, la séparation peut s'avérer un moindre mal, par rapport à des menaces ou des souffrances démesurées si la vie en couple continuait. C’est en prenant conseil, et en l’absence d’autre solution, que se prend la décision de séparation.
L’Église Catholique considère qu’il est possible qu’un couple marié religieusement soit amené à se séparer. Vivre séparé après une vie de couple marié chrétiennement n'est pas un motif d'exclusion des sacrements.
Par contre l’engagement que chacun avait pris vis-à-vis de l’autre dans son mariage religieux subsiste même dans cette situation de séparation. Donc l'Église ne remariera pas l’un ou l’autre des membres du couple vivant séparés.
2. Où trouver un médiateur familial ?
Une fois prise la décision de la séparation ou du divorce, il peut apparaître des conflits, prévisibles ou imprévisibles, à propos par exemple de l'exercice de l'autorité parentale conjointe, de la résidence des enfants, des droits de visite et d'hébergement ou de la pension alimentaire. Les questions de procédure, de logement, de répartition des biens peuvent aussi poser problème. Le recours à un médiateur peut être utile.
3. Pourquoi l’Église n’approuve-t-elle pas le divorce ?
Parce que le mariage crée un lien sacré entre les époux, ce lien engage pour toute la vie. Jésus a dit «Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni» (Matthieu 19/ 3-9, Marc 10/2-12). Il faut donc être fidèle à la promesse faite devant Dieu. Il faut aussi tout faire pour ne pas arriver à la rupture, chacun devait reconnaître ses torts et accepter de pardonner.
4. Pourquoi l’Église ne permet-elle pas le re-mariage religieux des divorcés ?
Certains considèrent l’interdiction du remariage religieux comme une « punition » et pense que l’Église, qui par ailleurs prêche le pardon, ne pardonne pas le divorce.
En fait, ce n’est pas en terme de pardon et de punition que se présente ce problème. Si l’Église ne permet pas le remariage religieux des divorcés, c’est qu’elle ne peut pas le faire. Elle ne peut pas rompre le lien sacré du mariage et faire un second mariage.
5. Quelle est la tradition des Églises Orthodoxes sur le remariage des divorcés ?
En cas de divorce, elles accordent à l'époux innocent une simple bénédiction à l'église, c'est une prière pénitentielle instante et compatissante pour la personne qui n'a pas eu la force de rester seule. La cérémonie ne comporte pas le rite solennel du couronnement des époux qui caractérise le mariage orthodoxe. Ce couronnement est le signe sacramentel du mariage indissoluble, fidèle et fécond. Il rappelle la sainteté de la vie conjugale.
6. Quelle est la place des divorcés remariés civilement dans la communauté chrétienne ?
Ils sont toujours membres de la communauté chrétienne ; ils ne sont pas exclus de la vie de l'Église comme on le croit parfois. En vertu de leur baptême et de leur confirmation, ils sont invités à participer aux célébrations liturgiques et à apporter un concours actif à leur communauté. Dans beaucoup de diocèse, il existe des groupes ou des sessions de réflexion sur la place des divorcés remariés dans l'Église.
Mais on leur demande de ne pas participer à la communion parce que leur vie (en rupture d'alliance) n'est pas en pleine cohérence avec le don eucharistique (sacrement de l'alliance nouvelle). Pour ce genre de problème douloureux, il est nécessaire d'avoir un dialogue personnel avec un prêtre.
LA DECLARATION DE NULLITE DE MARIAGE |
1. Dans certains cas, l’Église reconnaît-elle la nullité du mariage ?
L’Église peut reconnaître la nullité d’un mariage. Elle constate qu’il n’a jamais été validement conclu s’il manquait un élément essentiel au moment du mariage :
- si l’engagement n’était pas libre pour cause de pression,
- s'il y avait un manque grave de lucidité sur l'engagement de mariage.
- si, lors de cet engagement, il y avait l'existence d'un trouble psychique grave rendant incapable de vivre la vie conjugale.
- s'il y avait, lors du mariage, un refus - caché - de la fécondité.
- si l’on a caché volontairement un aspect important de sa personnalité (tromperie sur la personne),
-en cas d'impuissance.
2. Quelles sont les démarches à faire pour demander la déclaration de nullité d'un mariage ?
On doit d'abord demander à l'évêché l'adresse de "l'officialité" qui est le tribunal ecclésiastique. L'officialité indique un avocat ecclésiastique (il ne demande pas d'honoraire). Avec les conseils de celui-ci, il faut rédiger un mémoire pour expliquer les motifs de la demande de nullité. L'instruction consiste dans la déposition des époux et l'audition des témoins. La décision, prise par un collège de trois juges, s'exprime par la rédaction d'une sentence.
La procédure dure environ un an et demi. Les frais s'élèvent à environ 400 euros. Une aide judiciaire ou un aménagement dans le règlement est possible en cas de besoin. Dans le monde, il y a environ 70.000 causes de nullité qui sont introduites chaque année et approximativement la moitié d'entre elles aboutissent.
3. Un mariage valide peut-il être annulé par l'Église ?
Il faut bien distinguer la déclaration de nullité et l'annulation d'un mariage.
L'Église ne peut pas dissoudre un mariage sacramentel, sauf s'il n'a pas été consommé c’est-à-dire, si les époux n'ont jamais eu de relation conjugale entre eux après le mariage. Mais il faut être capable d'en faire la preuve et avoir une raison grave. (Code de droit canonique, canon 1119)
Un mariage valide et consommé entre deux personnes non baptisées peut être dissout en vertu du privilège paulin (Code, canon 1120). L'Église peut dissoudre le mariage d'un (ou d'une) converti pour qu'il épouse une personne catholique, si le conjoint non baptisé refuse de se convertir ou de vivre en paix avec la personne qui s'est faite baptisée. On appelle cette exception à l'indissolubilité du mariage privilège paulin parce qu'il est fondé sur l'enseignement de Saint Paul (1 cor 7/ 15).
1. Quel est le rôle d'un témoin de mariage ?
La présence des témoins exprime que le mariage est une réalité ecclésiale. Les témoins sont témoins du lien unique et particulier qu'établit le mariage entre cet homme et cette femme qui deviennent époux l'un de l'autre. Ils sont témoins du don que l'un et l'autre se sont fait d'eux-mêmes le jour du consentement du mariage.
Si une relation d'amitié vraie, de confiance réciproque existe, le témoin sera présent pour aider le couple à surmonter les difficultés inévitables, à dépasser les tensions et à revenir à la force de l'amour initial dont il est le témoin. Le rôle du témoin à la mairie est plutôt juridique.
2. Comment choisir ses témoins de mariage?
Vous les avez choisis parce qu'ils jouent un rôle dans votre vie et vous souhaitez qu'ils continuent, car vous avez confiance en eux. Ils sont témoins de votre amour et de votre engagement.
Il n’est pas indispensable qu'ils soient chrétiens. Leur rôle est, en effet, différent de celui des parrains et marraines au baptême : ils ont un rôle humain et non un rôle religieux comme les parrains et marraines.
Par ailleurs, les témoins du mariage à l’église ne sont pas forcément les mêmes que ceux du mariage civil et il n'y a pas de limite au nombre des témoins pour le mariage religieux. Pour le mariage civil en France, le maximum est quatre. Il n'est pas nécessaire d'être majeur pour être témoin, mais il faut une certaine maturité. On peut choisir ses témoins dans sa famille ou parmi ses amis.
3. Les témoins de mariage en Espagne et au Portugal
En Espagne, les témoins de mariage qui entourent les mariés pendant la cérémonie sont la mère du marié et le père de la mariée. On les appelle parrain et marraine du mariage. Souvent les témoins qui signent peuvent être assez nombreux : ce sont des frères et sœurs des mariés.
Au Portugal, selon la tradition les témoins de mariage sont le parrain et la marraine de baptême.
4. Quelle est la participation des témoins au cours de la cérémonie ?
Les témoins entourent les mariés au moment de l'échange des consentements et ils signent sur le registre du mariage. Ils sont témoins de l'engagement du mariage, du don que l'un et l'autre se sont fait d'eux-mêmes. En principe, les témoins de mariage n'ont rien à dire et rien à lire au cours de la cérémonie.
Cependant les mariés leur demandent souvent quelque chose, par exemple la lecture de la prière universelle ou du texte de la Bible. Parfois les mariés leur demandent même de dire un mot ou bien encore, à la fin de la cérémonie, d'inviter l'assemblée à participer à un vin d'honneur ou même de faire un témoignage.
5. Que dire si on demande au témoin de faire un témoignage ?
Le témoin peut témoigner de l'amour réciproque qui unit les mariés, de l'origine et du développement de leur amour. Il peut s'engager à rester le témoin de leur don mutuel et à les aider a vivre leur amour au travers des tensions de la vie de couple.
Quelques conseils …
pour rédiger votre déclaration d'intention
L'Eglise demande à chacun de vous de rédiger un document où vous donnerez les raisons de votre mariage à l'Eglise et où vous vous engagerez autour des quatre fondements du mariage chrétien : c'est la déclaration d'intention, que vous remettrez au prêtre qui vous prépare au mariage sacramentelle. Liberté, indissolubilité, fidélité et ouverture au don de la vie doivent figurer dans la déclaration d'intention des futurs époux.
Vous pourrez d'abord réfléchir seul, et, bien sûr, en compagnie du prêtre, puis écrire quelques mots et en discuter avec lui. Ensuite, vous rédigerez un document chacun de votre côté. Commencez, par exemple, par raconter votre rencontre, ce qu'elle a signifié pour vous.
Vous pourrez alors développer chacun des
4 fondements :
1. - Liberté -
Expliquez comment vous vous sentez librement engagés dans ce projet de mariage et comment vous allez vivre dans le respect de l'indépendance de chacun. La liberté, un mot qui surprend. L'idée que l'Eglise défende la liberté ne correspond pas à l'image que les médias véhiculent. Qui surprend aussi parce que l'on pense volontiers qu'aujourd'hui, où les contraintes sociales ne pèsent plus sur le mariage, les jeunes sont tout à fait libres.
Erreur ! Au cours de l'histoire, l'Eglise a toujours défendu la liberté d'engagement des époux, et notamment des femmes. Le respect de la liberté est important car l'homme est à l'image de Dieu, et Dieu nous aime en nous laissant libres. Jésus propose au jeune homme riche de le suivre, il ne l'oblige pas. " Tout homme est une histoire sacrée ", parce que c'est une histoire d'amour. Si nous essayons de nous aimer à la manière de Jésus-Christ, ce sera avec un infini respect de l'autre et de sa liberté. Cette liberté comporte une exigence de vérité. " La vérité vous rendra libre ", dit saint Jean. La liberté n'est pas toujours bien éclaircie chez ceux qui demandent le sacrement de mariage. Le manque de liberté - le plus souvent par immaturité - est le motif le plus fréquent de déclaration de nullité par les tribunaux ecclésiastiques. Des jeunes peuvent avoir des sentiments mais être incapables de réaliser ce qu'est un engagement.
La formule d'échange des consentements n'est pas " M'aimes-tu ? ", mais " Veux-tu me prendre pour époux ? " Il y a échange d'un vouloir libre. Il ne s'agit pas de beaux sentiments mais d'une volonté. Bismarck écrivait à sa jeune épouse : " Je ne vous ai pas épousée parce que je vous aimais, mais pour vous aimer. "
Pour vérifier que cette liberté existe, on propose de recevoir le garçon et la jeune fille séparément. Si, par exemple, ils attendent un enfant, on doit vérifier si la fille n'est pas contrainte à se marier parce qu'elle se sent en situation de détresse, et si le garçon ne prend pas sa décision uniquement par devoir. Si c'était le cas, on lui conseillerait de reconnaître l'enfant mais pas le sacrement de mariage.
Au cours de la préparation au mariage, on perçoit aussi des peurs : celle de rester seul, ou celle de se tromper.
2. - Fidélité -
Exprimez la façon dont vous vous engagez à être fidèle à l'autre et ce que la fidélité signifie pour vous. La fidélité, un mot qui ne rime pas avec immobilité mais avec créativité. Fidélité vient de confiance. La fidélité n'est pas craintive. Il ne s'agit pas de préserver une flamme fragile. Elle est créativité. La fidélité n'est pas figée.
La meilleure preuve, on l'a souvent observée chez des jeunes : dès qu'ils s'aiment, ils se transforment et se font grandir l'un l'autre. Il y a éclosion d'une nouvelle fraîcheur, jaillissement créateur. La fidélité, ce n'est pas camper sur place mais avancer ensemble jusqu'au soir de la vie. " Etre saint, c'est avoir beaucoup changé ", l'un avec l'autre, l'un par l'autre.
« La fidélité n'est pas crainte du péché mais désir créateur de rendre l'autre heureux » - disait Mgr Thomazeau. « La fidélité que propose l'Eglise, loin d'être un carcan, signifie une espérance de bonheur durable. Que de fois ai-je été témoin des merveilles du pardon ! Ma mission de prêtre et d'évêque, ce n'est pas de dénoncer, mais d'annoncer la bonne nouvelle du mariage. Jésus nous montre l'étoile et il ne faut pas la perdre parce que c'est le signe de ce pour quoi nous sommes faits, au-delà de nos erreurs. Je me souviens d'une femme qui avait eu beaucoup d'aventures éprouvantes et destructrices et qui tenait à se marier en robe blanche. C'est beau car cela signifie: "J'ai été blessée mais j'ai une autre vocation". Ce n'est pas parce que vous avez un lourd passé que vous n'avez pas d'avenir. Il faut savoir se pardonner à soi-même, et le fait que l'autre croit en vous, par amour, y aide. »
3. - Indissolubilité -
Exprimez vos raisons de vous engager pour toujours, sans conditions, en compagnie de Dieu. L’indissolubilité, un mot qui pèse lourd quand on pense que l'on s'est trompé et que l'on divorce car on ne peut pas se remarier à l'Eglise. Un mot pourtant porteur de sens. L'indissolubilité va de pair avec la fidélité. C'est un terme juridique, mais il dit aussi que l'homme, à l'image de Dieu, est capable de s'engager pour toujours. On ne se donne pas en pièces détachées et pour un temps.
Ce n'est pas un contrat, mais un pacte d'alliance, à l'image de l'union de Dieu avec son Peuple et du Christ avec l'Eglise : à l'image de Jésus qui a aimé jusqu'au bout, jusqu'à donner sa vie.
4. - Fécondité (ouverture au don de la vie) -
Exprimez votre désir d'accueillir des enfants et de les élever dans l'amour de Dieu. La fécondité (ouverture au don de la vie); des mots qui ne signifient pas que l'Eglise est nataliste. On se marie d'abord pour être heureux, mais au cœur de cette union, il y a le mystère de transmission du don de la vie. J'y retrouve encore l'idée de l'homme créé à l'image de Dieu et appelé à être créateur.
« Sauf des cas très rares, un garçon et une fille qui s'aiment désirent se donner ce bonheur de l'enfant. A condition de ne pas s'habituer à l'égoïsme à deux. Il m'est arrivé – dit Mgr Thomazeau -de ne pas pouvoir célébrer le mariage religieux d'un couple car le garçon, encore marqué par la mort brutale de son père dans un accident, refusait l'enfant ; mais j'ai tenu à aller à leur mariage civil. »
Par contre, il n'y a pas d'obstacle au mariage d'un couple où l'un des deux sait qu'il ne pourra pas avoir d'enfant, s'ils sont d'accord l'un et l'autre pour assumer ce handicap. L'adoption leur est ouverte. On voit beaucoup de belles choses au milieu des épreuves.
Bon courage !